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Le capital vivant désigne l’ensemble des conditions naturelles dont dépend toute activité économique : sols, eau, air, climat et biodiversité. Pour une entreprise industrielle, il constitue une infrastructure de production au même titre que ses machines ou ses fournisseurs, à ceci près qu’il n’apparaît dans aucun bilan.
Une dépendance au vivant est un lien concret entre une activité économique et un élément naturel dont elle a besoin pour fonctionner : un volume d’eau disponible, une qualité de sol, une stabilité de température, une ressource matière. Recenser ces liens revient à identifier ce qui peut arrêter la production.
Les interdépendances sont l’ensemble des liens qui relient une entreprise à son territoire, à ses flux de matières et d’énergie et aux acteurs qui l’entourent. La relation va dans les deux sens : l’entreprise dépend de cet environnement et le modifie en retour.
La cartographie vivante est l’analyse structurée qui rend visibles les dépendances, les vulnérabilités et les leviers d’action d’une entreprise. Elle constitue la première étape de la méthode Natural Loop : connaître le terrain avant de décider.
L’économie symbiotique est un modèle fondé sur la coopération entre entreprises, humains et milieux vivants plutôt que sur leur mise en concurrence. Appliquée à l’industrie, elle consiste à créer des boucles entre acteurs d’un même territoire, où les flux sortants des uns deviennent les ressources des autres.
Une vulnérabilité systémique est une fragilité qui ne provient pas d’un poste isolé mais d’un facteur externe capable d’affecter tout le système à la fois : rupture d’approvisionnement, épisode de chaleur, restriction d’eau, évolution réglementaire. Elle échappe le plus souvent aux indicateurs de performance habituels.
La sobriété intelligente consiste à supprimer ce qui est inutile dans un processus pour augmenter la performance et réduire la pression sur les ressources. Elle se distingue d’une simple réduction d’activité : l’objectif n’est pas de produire moins, mais de cesser de consommer sans effet utile.
L’écomimétisme est une approche stratégique qui s’inspire du fonctionnement des écosystèmes vivants, de leurs relations, de leurs équilibres et de leurs boucles, pour repenser l’organisation, les flux et les arbitrages d’une entreprise. Il se distingue du biomimétisme, qui s’inspire des formes et des fonctions du vivant : l’écomimétisme s’intéresse avant tout aux dynamiques relationnelles entre les éléments d’un système.
Machine, Arbre et Forêt sont trois archétypes qui situent le niveau de relation d'une entreprise à son écosystème : la Machine est performante mais dépendante de ▎ conditions stables, l'Arbre est mieux enraciné dans son territoire, la Forêt est interconnectée et régénérative. L'autodiagnostic sert à savoir d'où l'on part.

