











Un fournisseur critique n’est pas celui qui facture le plus. C’est celui dont la défaillance arrête une ligne le plus vite. On le repère en classant les fournisseurs par conséquence d’un arrêt, mesurée en heures ou en jours de production tenable sans lui, et non par montant dépensé dans l’année.
Une liste classe par euros dépensés. Une cartographie classe par conséquence d’un arrêt. La première sert à négocier, la seconde à décider le jour où la livraison ne vient pas. C’est pour cela que le fournisseur le plus dangereux est souvent absent du haut de la liste : petit, ancien, unique sur sa pièce, jamais qualifié.
Non. Identifié veut dire connu ; qualifié veut dire qu’un essai est déjà passé, qu’une pièce est validée et qu’un délai est connu. Entre les deux il y a les semaines de requalification et le risque qualité des premières séries. Tant que ce travail n’est pas fait, l’alternative n’existe que sur le papier.
Non, ce serait coûteux et sans effet sur l’essentiel. Le doublement se justifie là où l’arrêt se propage vite et où l’alternative est réaliste. Ailleurs, d’autres leviers tiennent : un stock tampon calibré sur le délai de bascule, une clause de préavis au contrat, ou une révision de la conception pour élargir le nombre de fournisseurs possibles.
